Les 3 erreurs que l’on retrouve sur 99 % des pages d’atterrissage qui ne convertissent pas

Créé le 23 mars 2026

Tu as mis en ligne ta page. Elle est propre, bien construite, tu en es plutôt fier. Pourtant les visiteurs arrivent et repartent sans laisser la moindre trace. Pas de formulaire rempli, pas d’appel, pas de message.

Avant de revoir le design ou de relancer une campagne publicitaire, il y a une question à se poser : est-ce que ta page fait ce qu’elle est censée faire dans les 5 premières secondes ?

C’est quoi une page d’atterrissage exactement ?

Une page d’atterrissage, ou landing page en anglais, est une page conçue pour promouvoir un produit ou un service avec un objectif unique : transformer un visiteur anonyme en prospect qualifié.

Ce n’est pas une page d’accueil généraliste. Ce n’est pas un portfolio. C’est une page qui a une mission précise, et dont on peut mesurer le résultat.

Elles sont donc essentielles si tu veux remplir ton carnet de commandes depuis internet sans dépendre uniquement du bouche-à-oreille.

Ce que ton visiteur fait vraiment en arrivant sur ta page

Avant de parler des erreurs, il faut comprendre le comportement réel d’un utilisateur.

Quand quelqu’un atterrit sur ta page, il ne lit pas. Il scanne. Il regarde le haut de la page, sans scroller, et il prend une décision en moins de 5 secondes.

Selon les études de Nielsen Norman Group sur le comportement de lecture web, les utilisateurs consacrent en moyenne 57 % de leur temps de lecture à la partie visible sans scroll.

Pendant ces 5 secondes, tu dois réussir trois choses simultanément :

  • Lui faire comprendre que tu réponds à sa problématique
  • Le rassurer sur ta crédibilité
  • Lui montrer quelle est l’étape suivante

Si l’un de ces trois points manque, il quitte la page. Immédiatement. Sans regret.

C’est à partir de ce constat que les 3 erreurs suivantes prennent tout leur sens.

Erreur #1 : Mettre son nom d’entreprise en H1

C’est l’erreur la plus répandue, et paradoxalement celle qui semble la plus logique quand on la fait.

L’idée derrière c’est : « Au moins, le visiteur sait où il est. » Mais non.

Prenons un exemple concret. Si mon H1 est « Lucas Zukervar — Développeur WordPress », voilà ce que le visiteur comprend :

  • Un nom. Qu’il ne connaît pas.
  • Un métier. Qui reste vague.

Développeur WordPress, ça peut vouloir dire dix choses différentes. Ça ne répond à aucune des questions que se pose ton visiteur à cet instant.

Ce qui fonctionne à la place

Ton H1 doit répondre à une problématique précise. Pas décrire ce que tu fais, décrire le problème que tu règles.

Exemple : « Tu veux migrer le site corporate de ta PME vers une solution plus autonome ? »

Là, une personne qui a exactement ce besoin se reconnaît immédiatement. Elle sait qu’elle est au bon endroit. Et elle va lire la suite.

Ton nom d’entreprise, il reste dans le header. Pas en H1.

Erreur #2 : Mettre le carousel de logos clients vers la fin de page

Les références, c’est un actif précieux. Elles prouvent que d’autres ont fait confiance à ton travail avant que ton visiteur ne le fasse.

Mais les placer en bas de page, c’est les rendre inutiles.

Pourquoi ? Parce que ton visiteur ne scrolle pas si les 5 premières secondes ne l’ont pas convaincu. Il n’atteindra jamais ce carousel. Il est déjà parti.

La crédibilité doit être visible sans scroller. C’est non négociable.

Ce qui fonctionne à la place

Tu n’as pas besoin d’afficher toutes tes références en grand dès le départ. Quelques éléments suffisent :

  • Un nombre de clients ou de projets réalisés (« + de 40 sites livrés »)
  • 3 à 5 logos de références connues de ta cible
  • Une courte phrase issue d’un avis client

Ces éléments, placés juste sous ton H1 ou sous ton CTA principal, ancrent ta crédibilité pour quelqu’un qui ne te connaît pas encore. Ils répondent à la deuxième question des 5 secondes : « Est-ce que je peux lui faire confiance ? »

Erreur #3 : Le bouton « Contactez-nous »

C’est la fausse bonne idée par excellence.

On met un bouton « Contactez-nous » parce que c’est l’objectif final : que le visiteur nous contacte. La logique semble imparable.

Sauf qu’elle ignore complètement la psychologie de l’action.

Deux principes fondamentaux à comprendre :

1. Chaque action supplémentaire augmente les risques de fuite. Chaque étape entre le visiteur et son objectif est une opportunité de quitter la page. Moins il y a de clics, mieux c’est.

2. Les premières actions sont les plus difficiles à déclencher. « Contacter quelqu’un » implique une conversation, un engagement, une décision. Pour quelqu’un qui découvre ta page pour la première fois, c’est une barrière énorme.

Ce qui fonctionne à la place

Remplace ton premier CTA par une action à faible engagement :

  • « Télécharge le guide gratuit »
  • « Vois nos réalisations »
  • « Obtiens une estimation en 2 minutes »

Le visiteur avance dans sa décision sans se sentir engagé. Il te fait confiance progressivement. Le « Contactez-nous » ne disparaît pas : il descend dans la page, là où le visiteur est déjà convaincu.

En haut, tu mets ce qu’il peut faire sans risque.

Ce que ces 3 erreurs ont en commun

Ces 3 erreurs sont sur la grande majorité des sites. Ce n’est pas un défaut de design, c’est un défaut de priorité : on construit la page pour soi, pas pour le visiteur.

Et c’est une excellente nouvelle.

Parce que si tout le monde les fait, les corriger te place immédiatement au-dessus de la mêlée. Sans refonte complète, sans budget supplémentaire.

Juste en répondant aux bonnes questions dans les bonnes 5 secondes.

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